Les 120 mètres, et le piège du relief
La hauteur maximale en catégorie ouverte est de 120 mètres. Le chiffre est facile ; sa mesure ne l'est pas, et c'est là que l'examen attend le candidat.
À retenir
- Les 120 mètres se mesurent depuis le point le plus proche de la surface de la Terre, donc depuis le relief situé sous l'aéronef, pas depuis le point d'envol.
- En descendant un versant, l'altimètre de la radiocommande reste rassurant : il affiche la hauteur par rapport au décollage, alors que la marge réelle au sol est déjà dépassée.
- En montant un versant, le même altimètre alarme sans raison : le sol monte avec l'aéronef, et la distance à la surface reste dans les limites.
- Deux dérogations, et non une. Dans un rayon horizontal de 50 mètres autour d'un obstacle ARTIFICIEL de plus de 105 mètres, on peut monter jusqu'à 15 mètres au-dessus de son sommet, à la demande de l'entité qui en est responsable (UAS.OPEN.010(3)). Et un planeur sans équipage de moins de 10 kg peut s'éloigner de plus de 120 mètres du sol, à condition de ne jamais voler à plus de 120 mètres au-dessus du pilote à distance (UAS.OPEN.010(4)).
- La dérogation d'obstacle n'ouvre pas un droit général de monter plus haut : elle est attachée à l'obstacle, à son rayon de 50 mètres et à la demande de son gestionnaire.
Le piège. La plupart des radiocommandes grand public affichent une hauteur relative au point de décollage, pas au sol survolé : en terrain accidenté, c'est au pilote de faire la conversion. Ne le supposez pas pour autant impossible : le règlement délégué ouvre aux classes C1, C2 et C3 l'alternative d'un système qui borne la hauteur par rapport à la surface et en informe alors clairement le pilote. Vérifiez ce que votre appareil mesure vraiment.
Un schéma accompagne cette fiche : il est dans l'app We Drone.
Source
Règlement d'exécution (UE) 2019/947 (CELEX 02019R0947, consolidé au 01/05/2025), article 4, paragraphe 1, point e), et annexe partie A, points UAS.OPEN.010(2), (3) et (4)